17/01/2016
La Gascogne

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Miélan Gers
MIELAN (Bastide du Gers) 1284


Mielan

Eglise Saint-Barthélémy de Miélan, avec son clocher carré. Miélan, ancienne capitale du duché d'Antin

Renseignements
Mielan
Office du Tourisme
tél. : 05.62.67.61.33

 Mairie de Miélan
Place Jean-Sénac
32170 MIELAN
France
@ mairie-mielan@wanadoo.fr

Fondation de la bastide
Cette bastide a été fondée en 1284 par Eustache de Beaumarchais par un paréage avec Bernard de Laroche. Cette bastide se situe au Sud-Ouest du Gers, à proximité de Marciac, Mirande et Masseube.

A voir
La place du marché est typique des bastides et remarquable avec la mairie particulière avec ses 3 arches dont l'une est ouverte et traversante.


Historique

Époque antérieure à la bastide
Le sarcophage découvert sur un site appelé Le Gleysa est un témoignage d'une occupation précédant la création de la bastide. Un hameau constitué autour d'un château existait avant sa fondation.

Fondation de la bastide au XIIIème siècle

Miélan est une de ces villes nouvelles appelées « bastide » qui ont été fondées au xiiie siècle et xive siècle dans le Sud-Ouest de la France dans un contexte d'essor démographique et d'affirmation du pouvoir royal. À l'instar d'autres cités et dans l'espoir d'un avenir prometteur, son nom s'inspire de celui d'une des plus grandes capitales de l'Europe médiévale : Milan. Le seigneur local Guillaume Bernard de la Roque, signe le 22 juillet 1284, avec le sénéchal Eustache de Beaumarchais, représentant du roi Philippe le Hardi, un contrat de paréage qui prévoit l'érection d'une ville, dans le pays des Affites, à proximité de son château de Baray et sur la voie Ténarèze. La cité est ainsi édifiée aux confins de plusieurs grands fiefs : les comtés de Pardiac, de Bigorre et d'Astarac.

De nombreux conflits

Rançonnée par Henri de Trastamare, en 1368, Miélan est assiégée, prise et détruite par des Anglais, en 1370, lors de la guerre de Cent Ans. Dès l'année suivante, la ville est reconstruite avec l'aide du roi Charles V. La seigneurie passe dans les mains de diverses familles... En 1387, Gaillard de la Roche, cède ses droits à la famille de Monlézun-Saint-Lary. Ils sont revendus, en 1436, à la maison bigourdane des Castelnau-Laloubère. Enfin, la maison d'Antin devient, par acquisition en 1646 des droits des Castelnau-Laloubère puis cession des droits royaux, la seule maîtresse de la seigneurie. Pendant les quatre siècles qui se sont succédé depuis sa création, la cité évolue peu. Le renouveau s'opère à partir du 18ème siècle. En 1711, le roi Louis XIV crée, en faveur de Louis Antoine de Pardaillan de Gondrin, fils légitime de la marquise de Montespan, le duché d'Antin dont Miélan devient la capitale. Dans les années 1750, une partie des remparts et le château féodal ont été démolis. L'intendant d'Étigny ouvre la route qui va d'Auch à Tarbes, actuelle RN 21. Jusqu'à la Révolution, la bastide de Miélan fut l'une des nombreuses enclaves de la Jugerie de Rivière-Verdun dans le comté d'Armagnac. Après la Révolution, d'anciennes églises ont servi de carrières de pierre. Napoléon, rentrant d'Espagne, traverse Miélan le 24 juillet 1808. Mais, c'est sous le Second Empire que la ville connaît son apogée. Elle atteint 2054 habitants en 1856. On achève la démolition des murs. La mairie en pierres remplace l'ancienne halle en bois qui a été démolie sous la Monarchie de Juillet. En 1869, Miélan accueille la ligne de chemin de fer Tarbes-Auch.

A voir
Le christ rédempteur à l'hôtel de ville, l'église de Barbast, les chapelles Saint-Jean et Saint-Sébastien.

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